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Que serait notre culture sans le téléchargement illégal ? 


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Souvenez-vous des messages anti-copie diffusés avant les films produits par hollywood, promettant une tape sur les doigts par le FBI à celui qui ose faire une copie du produit divin.
 Ces images laissaient un sentiment étrange dans l’esprit des spectateurs qui pour la plupart étaient habitués à partager leur « contenus » avec leurs voisins ou leur amis et ce de manière tout à fait banalisé comme on partagerait de la nourriture ou un livre. Pour quelles raisons « partager » avec une personne consentante devrait être dorénavant condamnable au même titre que voler une voiture ou dérober le sac d’une personne ?

Cela fait maintenant plus d’une décennie que les éditeurs de contenu culturel s’entêtent à vouloir imposer leur protection du copyright et autre moyen de lutte contre la copie. Les industries du disque, du livre, du cinéma se sont toujours estimés comme les grandes victime du téléchargement pourtant aujourd’hui l’affluence vers les concerts et salles de cinéma est d’autant plus grande que dans le passé. Alors peut on réellement parler de perte pour les éditeurs de contenu ou plutôt de « rupture avec les modèles économiques traditionnels » qui semble un terme plus approprié. 

Après tant d’années de bataille, de mise en place de moyens de protection, de dissuasion, de répression, l’industrie de la culture semble aujourd’hui faire profil bas… Étonnant que des lobbys aussi puissants baissent les bras, notamment après la tentative de mise en place de programmes d’envergures tels que SOPA (Stop Online Piracy Act), PIPA (PROTECT-IP Act), ACTA, Hadopi 1 & 2 (en France). 
Il n’y a en vérité rien d’étonnant que ces industries se soient longtemps lamentés au sujet du partage de fichiers sur internet car c’est en pointant du doigt la « gravité » du téléchargement et l’impact que cela implique pour la culture que ces mêmes industries ont en quelque sorte « diabolisé » le téléchargement et sont ainsi parvenu à valoriser le téléchargement légal au point d’augmenter les prix de leurs produits pourtant dématérialisés. Acheter un album par le biais des premières formules de téléchargement légale était donc plus cher et plus contraignant pour le consommateur que de l’obtenir physiquement. 
Ainsi les éditeurs, bien conscients qu’Internet a amené un changement dans les habitudes de consommation se sont préparés au changement en préparant silencieusement leurs chevaux de course et cela tout en pointant du doigt le pseudo-manque à gagner pour eux, justifiant la hausse des prix.

« Le téléchargement illégal menace notre exception culturelle »

Voilà le genre de déclarations que l’on pouvait entendre lors des campagnes menés par les éditeurs de contenu visant à la création de textes de loi spécialisés. Mais quant est il réellement aujourd’hui des ravages du téléchargement ?

De nombreux artistes ne cachent pas leur bienveillance vis-à-vis du téléchargement. Brodinski, DJ français par exemple a affirmé à la radio que sans le téléchargement il ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Selon eux, le téléchargement ne nuit pas aux artistes ni même aux éditeurs. Au contraire, il semblerait que le changement dans la manière de consommer à amener un glissement des ventes car même s’il est vrai qu’un titre téléchargé équivaut à une perte pour les maison de disque, les salles de concerts, de cinéma et la vente de livres sont en hausse depuis 2000. Selon une étude co-réalisé par deux étudiants d’Harvard, entre 2002 et 2007 l’édition de livres à augmentée de 66%, la production annuelle d’albums à doubler depuis 2000 et la production mondiale de film grand public à augmentée de 30%. Voilà ce qui explique pourquoi les éditeurs se sont fait une raison et sont plutôt laxistes sur ce sujet, le téléchargement équilibre le marché et fait vendre au final d’avantage de produits. Était-il donc nécessaire pour les éditeurs de cracher dans la soupe dans laquelle ils mangent aujourd’hui ?

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