Archives de Catégorie: ACTUALITÉ MEDIATIQUE

Bankrun 2013, arme de terreur pour citoyen abusé.

First Great Bank Run of 2011
La crise financière mondiale s’est amorcée aux États Unis suite au krach des prêts immobiliers de 2006 suivit de la crise financière de plusieurs établissements financiers américains en 2008, qui rentrent alors en cessation de payement et nécessitent l’intervention de la Réserve fédérale américaine (FED). S’en suit une crise mondiale qui touchent tous les pays du monde, notamment l’Europe dont plusieurs institutions financières connaissent de graves difficultés financières et nécessitent l’intervention de la Banque centrale européenne afin d’être sauvé.

Peut on voir dans cette crise les abus et limites du capitalisme financier ?

C’est en tout cas ce que dénoncent des mouvements comme Occupy Wall Street ou encore le Mouvement des Indignés en Espagne qui dénoncent tous deux un excès de libéralisme sur les marchés financiers et une politique d’austérité qui dévalorise les travailleurs au profits des acteurs du marchés.

Nous somme aujourd’hui en crise et pourtant, comment expliquer que les profits du CAC40 ont doublés, que l’écart de salaire entre le dirigeant et le salarié est plus haut que jamais, que le chômage des jeunes atteint 25% (45% en Espagne !)

Il semblerait que les seuls victimes de la crise soit bien la force de travail c’est à dire les citoyens a qui les plans d’austérité mis en place par les dirigeants politiques font payer le prix cher pour une crise dont ils ne sont mêmes pas responsables.
Une politique d’austérité mène inexorablement à une augmentation des impôts et une réduction des dépenses publiques et « sociales » sans compter une réduction des salaires et une précarisation du travail en général afin de rendre les investissement rentables.

Pourquoi les citoyens devraient-ils payer pour le laxisme dont ont fait preuve les marchés, banques et politiques quant à la gestion des ressources financières et la non mise en place de moyens de protection au cours des dernières décénnies ?

Le capitalisme à mené les politiques a soutenir qu’en finance, la meilleure des règles était de ne pas en avoir. Nous avons pu constater les limites de ce système et c’est de ce constat que des milliers de personnes ont milité en faveur de la revalorisation du citoyen au centre de la démocratie, souvent sans aboutissement concret de la part des dirigeants. Le travailleur continue à subir les conséquences de la crise.

Un Bankrun est-il envisageable dans notre pays ?

Si manifester est un droit inexorable que possède tout citoyen afin d’exprimer son désaccord avec la politique de son pays, il existe une autre alternatives légale et non-violente dont chaque individu bénéficie ; celle de retirer ses propres capitaux de l’économie.
Ainsi, lorsque plusieurs milliers de personnes réclament le solde de leur banque en liquidités, les dirigeants du pays ne peuvent que s’affoler quant au devenir de leur économie.
Ce phénomène s’appelle un bankrun et nous en avons eu l’exemple très récemment avec Chypre, suite à l’instauration d’une taxe sur les dépôt bancaires. Des milliers de personnes craignant la taxe se sont précipité vers les banques afin de vider leur compte ou de le transférer.

Ce phénomène met à mal les institutions financières et certains économistes n’hésitent pas à avouer que si une telle situation se produit, les banques ne seront pas en mesure de restituer leur fortune aux propriétaires. Pourtant le risque de propagation du cas de Chypre vers l’Europe ou le reste du monde est bien réel, la confiance envers les marchés disparait d’avantage de jour en jour. Tandis que les populations bourgeoises ont déjà entamé la protection de leurs capitaux, les classes moyennes ne se doute pas encore du réel danger qui pèse sur l’économie.

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Politique et Médias, engagement des journalistes et transparence

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Les médias ne cachent pas leur appartenance à un bord politique. Que ce soit les  journaux, chaînes TV ou radios, ces supports n’hésitent pas à pousser le militantisme parfois jusqu’au choix des couleurs de leur support ou encore des icônes les représentant. Il est parfaitement acceptable que ces industries ont le libre choix quant à leur orientation politique tout comme les acteurs qui les composent. Ce qui l’est moins, c’est lorsque le contenu de ces médias est uniquement motivé par leur appartenance politique que la transparence journalistique est bafouée. Après tout, n’existe t’il pas un code de déontologie du journalisme qui vise à amener une vision juste d’un phénomène ? Selon moi, le professionnalisme d’un journaliste se mesure dans le fait de ne pas laisser ses choix influencer son travail mais à analyser les enjeux réels derrière les débats de différentes parties.

Le passé nous a démontré que lorsque la politique s’initiait dans les médias cela était parfois synonyme de mensonge organisé comme par exemple une dizaine années auparavant avec les États-Unis, qui ont lancé leur armée à l’assaut de l’Irak sous prétexte fallacieux que ces derniers disposaient d’armes de destruction massive.

Comment alors, un médium qui se doit d’informer peut exercer son devoir et prétendre supporter un bord politique qui -nous le savons- est bien loin d’être aussi transparent qu’on le pense ?

Les campagnes électorales sont le meilleur moyen d’observer avec quelle facilité les idées politiques transparaissent à travers l’actualité médiatique. Le moindre fait divers politique est souligné par un article ou chronique dans tous les médias du pays, à tel point que durant cette période, l’actualité devient presque une grotesque mise en scène. Les médias de gauche viennent inévitablement marteler les aberrations du candidat de droite en faisant l’apologie de celui de gauche et vice et versa. Le journalisme est-il tombé aussi bas au point de ne fournir qu’une suite de joutes idéologiques totalement dérisoires ?
Comment les électeurs peuvent-ils se faire leur opinion personnelle dans cet étalage de bêtises, durant une période pourtant charnière pour l’avenir de leur pays ?

Il semblerait plutôt qu’il soit question ici de désinformation. À en juger par la faible qualité et profondeur des débats que soulèvent les médias durant toute la période électorale, il semble plus difficile de s’informer efficacement sur la réalité des enjeux, du moins pour la classe populaire. De plus, l’abondance « d’informations » politiques occupe la totalité de la scène médiatique et s’empare de l’attention de la population. Cette forme d’aliénation profite à l’état qui peut minimiser l’impact de faits beaucoup plus graves, qui dès lors, s’oublieront rapidement dans le flot de nouvelles politiques.

Ainsi se déroule une bonne campagne électorale sous fond de hold up médiatique avec des électeurs pensent avoir librement choisit leurs idées mais a qui l’on a bandé les yeux pendant toute la durée des pré-élections.

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Vers l’ère du tout numérique ? Quels risques prenons-nous en numérisant notre monde ?

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À l’ère de la numérisation, notre quotidien, qu’il soit physique ou analogique subit un traitement afin d’être numérisé et ainsi d’être stockable et exploitable informatiquement.
La numérisation des archives est en cours depuis les années 1990 et s’est propagé aux livres, aux articles de presse comme on a pu le voir récemment avec Google qui abandonne finalement l’idée et au delà peut s’étendre à l’identité personnel qui peut s’avérer être une denrée rare et coûteuse pour beaucoup d’entreprises et de personnes mal-intentionnées.
Quand certains spécialistes nous parle de numérisation, d’autre parle au contraire dématerialisation de notre patrimoine, voyons pourquoi.

Quant est-il des avantages de la numérisation ? Il est incontestable qu’en théorie, cela représente une solution avantageuse afin de conserver des textes d’archives ou d’un patrimoine pour les générations à venir. La durée de vie des informations est casi-illimitée et la consultation se fait sans risque de détérioration pour les documents. De plus le stockage est de fait beaucoup plus simple et une série de livres d’archives sur plusieurs milliers de pages occupera seulement une poignée d’octets sur une machine. La numérisation serait-elle la solution tant espérée à la sauvegarde de la mémoire de l’humanité ?

Cependant, tout le paradoxe réside dans le fait que cette « numérisation » qui consiste à la reproduction numérique d’un document, met en péril le document originale lui même. Car bien que présenté comme une solution éternelle de sauvegarde, la numérisation à ses limites et les supports actuels sont loin d’être éternels, que ce soit les CDs, Blue-Ray et disques durs, ont estime de 5 à 10 ans la durée de vie moyenne de ces supports. Ces supports nécessites donc une maintenance régulière limitant grandement les espoirs de réduire sa bibliothèque personnelle à une clef USB et se débarrasser de tous nos livres afin de gagner de la place. Ce serait même l’effet inverse que provoque cette numérisation, les documents originaux vont devenir en voie de disparition dans les années à venir si la tendance se prolonge à long terme. C’est donc nos documents historiques et culturels, notre passé et les traces de notre histoire en somme qui sont en jeu et qui nécessites une attention toute particulière, surtout en cette ère du tout numérique.

Comment prouver l’authenticité d’un document lorsqu’il n’est plus matériel mais qu’une suite de 0 et de 1 reproductibles à l’octet près. Prenons maintenant un peu de hauteur dans notre réflexion ; s’il n’existe pas de moyen effectif de prouver l’authenticité d’un document, comment l’humanité serait à même de juger de l’authenticité de son histoire, comment pourrait-elle se défendre face à une modification ou une falsification de son passé et donc de ses droits ?

Les risques sont réels et il pèse une menace sur les libertés individuels, il deviendra donc possible par exemple pour un hacker doué de ré-écrire l’histoire en falsifiant des documents officiels ou de subtiliser l’identité d’une personne avec une facilité déconcertante ou encore à une organisation internationale ou un gouvernement de manipuler un pays pendant plusieurs années afin de le plonger dans une autocratie ou un régime totalitaire sans que la population s’en aperçoive. Comme nous avons pu le voir, la numérisation comprend son lot d’avantages mais représente une menace qu’il nous faudra aborder avec précaution dans les années à venir.

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