Archives Mensuelles: avril 2013

Quand la surveillance prend des airs de Minority Report

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Prédire les crimes avant même qu’ils ont eu lieu, voilà une idée tout droit sortit d’un film de science fiction. Minority Report nous a déjà familiarisé au concept, seulement cette fois, c’est une version fonctionnelle et expérimentée par la Police de Santa Clara en Californie depuis juillet 2011, qui nous est présentée. On est encore allé plus loin dans l’idée du Panopticon de Jeremy Bentham, l’œil voit tout, même ce qui ne s’est pas encore produit.

Le docteur en mathématiques, George Mohler et son équipe de choc à mis au point un logiciel d’analyse prédictive des crimes. Il part d’un constat simple ; Il est possible de prédire par des modèles mathématiques les secousses sismiques qui succèdent à un premier tremblement de terre qui lui est beaucoup moins prédictible. Ainsi, selon Dr.Mohler, les crimes n’échappent pas à la règle, si on se base sur le constat  et la fréquence des précédents crimes, il est possible de déterminer la probabilité qu’on les suivants de se produire.

C’est en analysant les 8 dernières années de données concernant les crimes et délits de  Santa Clara et en divisant la ville par zone de  22 500 m2 que le logiciel  du Dr.Mohler et son équipe propose quotidiennement une liste des 10 points « chauds » de la ville où la probabilité qu’un délit soit effectué est la plus forte. Ainsi la police dispatche ses unités en fonctions de ces zones. Dans le passé, les policiers de Santa Clara patrouillaient en fessant confiance à leur instinct, désormais il se réfèrent aux algorithmes de Mohler et cela semble fonctionner.

Espérons qu’à l’avenir, surveillance et technologies seront utilisés avec précaution, car de tels méthodes appliqués à l’analyse prédictive comportementale des individus menacerait l’un des droit humain le plus fondamental, la présomption d’innocence.

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La presse moderne n’informe pas, elle terrorise.

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Confortablement installé à la table d’un café à siroter un chocolat chaud, mon attention fut soudain attirée par le poste de télévision à l’autre bout de la pièce. Une fois de plus, il s’avérait que les médias avait accaparés la boite à images pour eux. A en juger par les images confuses, les bandeaux rouges défilants sur le bas de l’écran et la panique de la foule, j’étais prêt a parier qu’il s’agissait au moins, d’une nouvelle guerre mondiale qui débutait ou bien d’une révolte civile dans les pays occidentaux (enfin !).
Erreur, c’était le marathon de Boston en prise a 2 explosions de bombes artisanales. Cet attentat aussi malheureux qu’il en parait, n’a aujourd’hui, toujours pas été revendiqué. Pourtant cet acte « terroriste » aussi barbare soit-il, semble être du pain béni pour la presse qui s’en délecte avec vigueur. Il suffit de porter son regard vers tous les médias en cette journée du 15 avril pour se rendre compte du tsunami médiatique qu’un tel évenement déclenche. TV, radio, Tweeter, facebook, l’information est cousue et re-cousue a chaque nouvelle rectification ou trouvaille inédite. Un tel matraquage est il nécéssaire lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi épineux que le terrorisme ? Le terrorisme terroriserait-il autant s’il n’y avait pas la presse pour imposer sa terreur ?

C’est en tentant de répondre a ces questions que je suis tombé sur un poème anonyme que je trouve particulièrement inspirant et que je choisis de partager ici :

Mauvaise presse.

Au vu des titres qu’elle étale
Pour nous livrer ses impressions
Comment éviter la pression
De la presse unilatérale.

Les masses avalent et avalisent
L’information qui nous oppresse
Toute expression tenue en laisse
Si à la presse elle est soumise.

Quand les médias dans l’immédiat
Envoient en proie à l’analyse
Le fait que les masses banalisent
L’évènement nous ment déjà.

Le sempiternel monologue
Opportuniste et démagogue
Sa consommation boulimique
Font l’imposture médiatique.

Fin de déformation inique
Gavage de pensée unique
Qui invite à la dépression
Tout en nous mettant la pression.

Télé t’es laide rien ne plaide
Pour une vile soumission
Qui nous rappelle un temps plus raide
C’était la collaboration.

Moralité: la soumission des uns fait la prison des autres.
Libérons-nous, indignons-nous !

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