Archives Mensuelles: février 2013

Le problème corps-esprit, notre conscience peut-elle être le fruit d’une simulation ?

réalité
Ces films tel que Matrix ou encore Tron traitent le sujet avec justesse, je vais tâcher de ne pas trop m’égarer sur ce billet malgré que l’envie soit grande d’ouvrir le débat vers de nombreux sujets. L’un d’eux évoque le fait qu’aujourd’hui, le lien entre conscience/esprit et corps physique reste encore très flou aux yeux de la communauté scientifique.

Le problème corps-esprit fait partit des questions fondamentales à l’origine même de la philosophie de l’esprit de Platon. L’essentiel du problème est de déterminer la relation entre les processus mentaux et les processus corporels. Nous pouvons mouvoir dans l’espace comme bon nous semble et bouger chacune partie de notre corps sans difficulté, c’est irréfutable, la vraie question est de savoir comment « l’expérience consciente » peut réussir à mettre en mouvement un corps physique (neurones, nerfs, muscles…). Comment l’immatériel peut provoquer une force afin d’animer des objets matériels ?

Il existe deux théories majeures dans la philosophie de l’esprit qui sont opposées ainsi que de nombreuses nuances dépendant des penseurs et de l’époque. Le Monisme, pensée qui admet que l’esprit et la matière sont unis, s’oppose au Dualisme qui croit en une indépendance entre la conscience et le corps.
Suivant les théorie dualistes, il est donc possible de distinguer le corps de ce qui le contrôle, la conscience. Qu’est ce qui peut donc déterminer si cette conscience n’est pas contrôlée extérieurement ?

Le dualisme est caractérisé par les traits suivants : le corps est localisé dans l’espace et le temps ; il peut être connu par les sens, et il peut être l’objet des sciences qui en recherchent les mécanismes causaux ; l’esprit (ou l’âme), en revanche, est localisé dans une intériorité qui n’est ni visible, ni, en conséquence, reconnaissable par autrui : l’esprit ne peut dès lors être l’objet d’une science, car il échappe au mode d’existence causal de la matière.
| wikipedia

Creusons maintenant notre réflexion en prenant pour exemple une  expérience de pensée (Méditations Métaphysiques) inventée par Descartes et qui propose une vision particulièrement intéressante du problème corps-esprit  en admettant que l’homme est capable uniquement de juger de sa conscience unique, de son « moi » mais qu’il est strictement incapable de déterminer de l’existence réel des consciences qui l’entourent, c’est à dire des autre hommes.

 » Regardant dans la rue par la fenêtre, je vois « des chapeaux et des vêtements » qui se meuvent ; comment puis-je savoir que ce ne sont pas des machines qui les font se mouvoir, plutôt que des hommes tels que moi? Le problème du dualisme est que dans cette « expérience de pensée », la seule connaissance de la réalité spirituelle est celle que chacun possède dans une sphère « privée » que l’on nomme » intériorité » ; il en découle que je ne peux attribuer un esprit à autrui que dans la mesure où ce qui apparaît « publiquement » de lui se conforme à une conduite intelligible à laquelle je peux rattacher des motivations, des décisions, etc., qui me sont propres. Je ne sais donc jamais avec toute la certitude voulue si autrui est aussi un esprit, en plus d’être le corps que je vois. L’esprit, selon cette hypothèse, semble devenir ce que l’on a appelé un fantôme dans la machine  » (Ryle) | wikipedia.

Nous ne sommes plus très loin d’une possible réalité simulée digne des Matrix avec certaines théories telle que la propose Nick Bostrom avec le Principe d’indépendance du substrat  qui suppose que la conscience n’est pas matériellement rattachée au cerveau (cellules, molécules…) mais plutôt à des caractéristiques particulières du cerveau qui peuvent être reproduites par ordinateur  à l’aide d’une simulation informatique dans laquelle on simulerait une conscience.
Dès lors se posent l’Hypothèse de simulation qui induit que notre réalité n’est en fait qu’une simulation vraisemblablement générée par ordinateur ou une autre technologie et dans laquelle les entités qui y évoluent ne peuvent distinguer la réalité.
Dans notre réalité « actuelle », la technologie ne permettrait actuellement pas de simuler un monde comme le notre mais quant est-il de la réalité « originelle » ?

Politique et Médias, engagement des journalistes et transparence

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Les médias ne cachent pas leur appartenance à un bord politique. Que ce soit les  journaux, chaînes TV ou radios, ces supports n’hésitent pas à pousser le militantisme parfois jusqu’au choix des couleurs de leur support ou encore des icônes les représentant. Il est parfaitement acceptable que ces industries ont le libre choix quant à leur orientation politique tout comme les acteurs qui les composent. Ce qui l’est moins, c’est lorsque le contenu de ces médias est uniquement motivé par leur appartenance politique que la transparence journalistique est bafouée. Après tout, n’existe t’il pas un code de déontologie du journalisme qui vise à amener une vision juste d’un phénomène ? Selon moi, le professionnalisme d’un journaliste se mesure dans le fait de ne pas laisser ses choix influencer son travail mais à analyser les enjeux réels derrière les débats de différentes parties.

Le passé nous a démontré que lorsque la politique s’initiait dans les médias cela était parfois synonyme de mensonge organisé comme par exemple une dizaine années auparavant avec les États-Unis, qui ont lancé leur armée à l’assaut de l’Irak sous prétexte fallacieux que ces derniers disposaient d’armes de destruction massive.

Comment alors, un médium qui se doit d’informer peut exercer son devoir et prétendre supporter un bord politique qui -nous le savons- est bien loin d’être aussi transparent qu’on le pense ?

Les campagnes électorales sont le meilleur moyen d’observer avec quelle facilité les idées politiques transparaissent à travers l’actualité médiatique. Le moindre fait divers politique est souligné par un article ou chronique dans tous les médias du pays, à tel point que durant cette période, l’actualité devient presque une grotesque mise en scène. Les médias de gauche viennent inévitablement marteler les aberrations du candidat de droite en faisant l’apologie de celui de gauche et vice et versa. Le journalisme est-il tombé aussi bas au point de ne fournir qu’une suite de joutes idéologiques totalement dérisoires ?
Comment les électeurs peuvent-ils se faire leur opinion personnelle dans cet étalage de bêtises, durant une période pourtant charnière pour l’avenir de leur pays ?

Il semblerait plutôt qu’il soit question ici de désinformation. À en juger par la faible qualité et profondeur des débats que soulèvent les médias durant toute la période électorale, il semble plus difficile de s’informer efficacement sur la réalité des enjeux, du moins pour la classe populaire. De plus, l’abondance « d’informations » politiques occupe la totalité de la scène médiatique et s’empare de l’attention de la population. Cette forme d’aliénation profite à l’état qui peut minimiser l’impact de faits beaucoup plus graves, qui dès lors, s’oublieront rapidement dans le flot de nouvelles politiques.

Ainsi se déroule une bonne campagne électorale sous fond de hold up médiatique avec des électeurs pensent avoir librement choisit leurs idées mais a qui l’on a bandé les yeux pendant toute la durée des pré-élections.

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