Archives Mensuelles: janvier 2013

KONY 2012, la propagande moderne s’apparente à de la « pornographie émotive »

Jospeh-Kony
Celà remonte à quelque mois maintenant,  février 2012 lorsque les réseaux sociaux et la presse nous ont innondés d’un article avec une entête commune : KONY 2012.
J’ai particulièrement été marqué par cette campagne qui fut un des buzz médiathiques les plus efficaces de l’année dernière, car c’est justement sur ces même réseaux que j’ai pu observer cette campagne devenir virale, nottament auprès de mes amis qui semblaient tous avoir rejoint le camp des fervants défenseurs des enfants soldats d’Afrique sous l’égide de Jason Russell, le réalisteur de la vidéo KONY2012.

C’est donc avec une certaine surprise que j’ai pu observer les messages, vidéos, slogans et couleurs de la campagne venir se propager en moins de 24 heures chez de plus en plus de mes contacts, peu importe leur origines. Il était fascinant de se poser la question : Comment ? Comment en si peu de temps, un court métrage vidéo réussit-il à injecter une idée dans l’encéphale humain et la faire valoir comme si elle était un trait de caractère de la personne à part entière.
C’est à partir là que j’ai été animé par une très grande curiosité pour cette campagne. Après visionnement de la vidéo en question, j’ai entrepris le débat avec des amis… Grande surprise, il était difficile de se positionner en tant qu’opposant face certains partisants. Après avoir essuyé  critiques, cynisme, remise en question de ma maturité, il s’avérait que KONY 2012 était bien un sujet épineux, nottament pour l’une de mes amis avec laquelle je suis resté en de mauvais termes depuis le dernier débat qui s’est finalement clos sur le fait que ses études en grande école de droit international prévalaient sur mon simple parcours en multimedia et la disposait d’avantage à connaître les véritables enjeux de cette affaire…
Il n’a pas été long de comprendre que les gens se battent avec virulence, au point de mettre en danger leurs relations, pour une idée qu’il ne partageaient pas il y a moins de 24 heures. Il faut comprendre toutefois que le manque d’informations rendaient le raisonnement difficile pour cette campagne encore fraîche et je conçevais parfaitement que les questions soulevaient un sentiment d’inconfort chez mes interlocuteurs, acceptant difficilement l’idée de s’être fait manipuler.

Revons en arrière, qui est KONY ?
Kony Joseph est le Chef du groupe rebelle « L’Armée de résistance du Seigneur » (LRA) qui a déja tenté de renverser le gourvenement Ougandais dans les années 1980 afin de prendre la place Yoweri Museveni et d’instaurer une dictature Chrétienne basée sur la bible. Kony est effectivement un criminel recherché par la cour pénale internationale pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.
La LRA est nottament connue pour sa barbarie, ses massacres, enlèvement d’enfants, viols et pillages et serait composé a 80% d’enfants soldats volés à leurs familles et forcés à se battre.

Il est tout a fait légitime donc qu’une campagne de sensibilation soit lancée face afin d’arrêter cet homme, ce qui l’est moins c’est le succès incroyable que cette vidéo à rencontrée, nottament parmis les nombreuses célébrités et politiques que côtoit Jason Russell qui ‘ont pas hésité à poster leur support sur les réseaux sociaux à l’aide de hastags au nom de Joseph Kony. En effet, Jason Russell et son équipe qui compose l’asscociation Invisible Children semblent être de vrais professionnels de la communication. Un tel pouvoir de lobbying n’est pas donné à tout le monde, surtout à une association charitative comme celle d’Invisible Children.
La campagne vidéo est touchante, un appel à la liberté en somme qui ébranlerait même les plus durs. Mais cette excès de bienveillance semble sur-joué et il suffit de visionner la vidéo pour se rendre compte à quel point certains passages ou protagonistes sont stéréotypés.

Invisible Children se dit être une association à but charitative et souhaite appuyer les troupes de l’armée Ougandaises avec les dons amassés pour une intervention militaire directe.
Le problème est qu’il y a là des incohérances fâcheuses :

– Invisible Children a été condamné à plusieurs reprises relativement à l’utilisation des dons que l’organisation à but non-lucratif a amassée. En 2011, l’organisation a dépensé 8 676 614 $ et seulement 32% des fonds a été utilisé au financement des activités sur le terrain.

– L’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), une milice que soutient le gouvernement Oudanais, que finance Jason Russell et son équipe ne sont pas plus innocents que le LRA, car déjà accusés dans le passé de barbarie, de viols et de pillages.

Erwin van der Borght, le directeur du programme Afrique d’Amesty remet quelque peu en question l’action de Invisible Children lors d’un communiqué consacré à l’opération KONY 2012 ou il déclare :

« toute personne qui se joint à la campagne se doit de faire valoir que les initiatives visant à arrêter Jospeh Kony doivent respecter les droits humains. »

Ces accusations viennent tâcher l’image de l’organisation bien que très floues lors du lancement de l’opération en février 2012, elles sont aujourd’hui parfaitement fondées. A l’heure qu’il est, la visibilité de la vidéo de Invisible Children a dépassé de loin les 50 millions de vues et la campagne KONY 2012 à séduit dès les premières 72H un nombre record de personne. Pourtant cette campagne est un exemple type de martelement médiatique dangereux qui touche ses cibles avec une facilité impressionnante et en un temps record, tout en usant de stratagèmes trompeurs et qui va à l’encontre des droits humains. On parle comme le souligne Chris Blattman, professeur à l’université de Yale, de manipulation des faits à but stratégique.

Vous êtes prévenus !

Plus d’informations concernant l’enjeu des Etats-Unis face à la Chine et des réserves de pétrole Ougandais : http://tv.globalresearch.ca/2012/03/us-launches-pr-campaign-ugandan-oil-intervention

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Vers l’ère du tout numérique ? Quels risques prenons-nous en numérisant notre monde ?

dematerialisation
À l’ère de la numérisation, notre quotidien, qu’il soit physique ou analogique subit un traitement afin d’être numérisé et ainsi d’être stockable et exploitable informatiquement.
La numérisation des archives est en cours depuis les années 1990 et s’est propagé aux livres, aux articles de presse comme on a pu le voir récemment avec Google qui abandonne finalement l’idée et au delà peut s’étendre à l’identité personnel qui peut s’avérer être une denrée rare et coûteuse pour beaucoup d’entreprises et de personnes mal-intentionnées.
Quand certains spécialistes nous parle de numérisation, d’autre parle au contraire dématerialisation de notre patrimoine, voyons pourquoi.

Quant est-il des avantages de la numérisation ? Il est incontestable qu’en théorie, cela représente une solution avantageuse afin de conserver des textes d’archives ou d’un patrimoine pour les générations à venir. La durée de vie des informations est casi-illimitée et la consultation se fait sans risque de détérioration pour les documents. De plus le stockage est de fait beaucoup plus simple et une série de livres d’archives sur plusieurs milliers de pages occupera seulement une poignée d’octets sur une machine. La numérisation serait-elle la solution tant espérée à la sauvegarde de la mémoire de l’humanité ?

Cependant, tout le paradoxe réside dans le fait que cette « numérisation » qui consiste à la reproduction numérique d’un document, met en péril le document originale lui même. Car bien que présenté comme une solution éternelle de sauvegarde, la numérisation à ses limites et les supports actuels sont loin d’être éternels, que ce soit les CDs, Blue-Ray et disques durs, ont estime de 5 à 10 ans la durée de vie moyenne de ces supports. Ces supports nécessites donc une maintenance régulière limitant grandement les espoirs de réduire sa bibliothèque personnelle à une clef USB et se débarrasser de tous nos livres afin de gagner de la place. Ce serait même l’effet inverse que provoque cette numérisation, les documents originaux vont devenir en voie de disparition dans les années à venir si la tendance se prolonge à long terme. C’est donc nos documents historiques et culturels, notre passé et les traces de notre histoire en somme qui sont en jeu et qui nécessites une attention toute particulière, surtout en cette ère du tout numérique.

Comment prouver l’authenticité d’un document lorsqu’il n’est plus matériel mais qu’une suite de 0 et de 1 reproductibles à l’octet près. Prenons maintenant un peu de hauteur dans notre réflexion ; s’il n’existe pas de moyen effectif de prouver l’authenticité d’un document, comment l’humanité serait à même de juger de l’authenticité de son histoire, comment pourrait-elle se défendre face à une modification ou une falsification de son passé et donc de ses droits ?

Les risques sont réels et il pèse une menace sur les libertés individuels, il deviendra donc possible par exemple pour un hacker doué de ré-écrire l’histoire en falsifiant des documents officiels ou de subtiliser l’identité d’une personne avec une facilité déconcertante ou encore à une organisation internationale ou un gouvernement de manipuler un pays pendant plusieurs années afin de le plonger dans une autocratie ou un régime totalitaire sans que la population s’en aperçoive. Comme nous avons pu le voir, la numérisation comprend son lot d’avantages mais représente une menace qu’il nous faudra aborder avec précaution dans les années à venir.

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Faisons connaissance…

Bienvenue à vous sur ce blog qui traitera principalement de la communication des medias de masse
Je m’appelle Mickaël et poursuit actuellement des études en création numérique à l’UQAT.

Dans le cadre de notre cours sur les Théories générales de la communication de masse, nous nous devons de créer un blog qui reflétera notre analyse et critique des différentes facettes de la communication dans notre société moderne.

Il est de mise de s’interroger sur la manière dont les médias communiquent et du pouvoir réel qu’elles représentent aujourd’hui car nous sommes tous les jour exposés à des milliers d’images et messages, consciemment et parfois non.

N’est t’il pas légitime de savoir ? La est le point de ce blog.

Bonne lecture.