Quand la surveillance prend des airs de Minority Report

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Prédire les crimes avant même qu’ils ont eu lieu, voilà une idée tout droit sortit d’un film de science fiction. Minority Report nous a déjà familiarisé au concept, seulement cette fois, c’est une version fonctionnelle et expérimentée par la Police de Santa Clara en Californie depuis juillet 2011, qui nous est présentée. On est encore allé plus loin dans l’idée du Panopticon de Jeremy Bentham, l’œil voit tout, même ce qui ne s’est pas encore produit.

Le docteur en mathématiques, George Mohler et son équipe de choc à mis au point un logiciel d’analyse prédictive des crimes. Il part d’un constat simple ; Il est possible de prédire par des modèles mathématiques les secousses sismiques qui succèdent à un premier tremblement de terre qui lui est beaucoup moins prédictible. Ainsi, selon Dr.Mohler, les crimes n’échappent pas à la règle, si on se base sur le constat  et la fréquence des précédents crimes, il est possible de déterminer la probabilité qu’on les suivants de se produire.

C’est en analysant les 8 dernières années de données concernant les crimes et délits de  Santa Clara et en divisant la ville par zone de  22 500 m2 que le logiciel  du Dr.Mohler et son équipe propose quotidiennement une liste des 10 points « chauds » de la ville où la probabilité qu’un délit soit effectué est la plus forte. Ainsi la police dispatche ses unités en fonctions de ces zones. Dans le passé, les policiers de Santa Clara patrouillaient en fessant confiance à leur instinct, désormais il se réfèrent aux algorithmes de Mohler et cela semble fonctionner.

Espérons qu’à l’avenir, surveillance et technologies seront utilisés avec précaution, car de tels méthodes appliqués à l’analyse prédictive comportementale des individus menacerait l’un des droit humain le plus fondamental, la présomption d’innocence.

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La presse moderne n’informe pas, elle terrorise.

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Confortablement installé à la table d’un café à siroter un chocolat chaud, mon attention fut soudain attirée par le poste de télévision à l’autre bout de la pièce. Une fois de plus, il s’avérait que les médias avait accaparés la boite à images pour eux. A en juger par les images confuses, les bandeaux rouges défilants sur le bas de l’écran et la panique de la foule, j’étais prêt a parier qu’il s’agissait au moins, d’une nouvelle guerre mondiale qui débutait ou bien d’une révolte civile dans les pays occidentaux (enfin !).
Erreur, c’était le marathon de Boston en prise a 2 explosions de bombes artisanales. Cet attentat aussi malheureux qu’il en parait, n’a aujourd’hui, toujours pas été revendiqué. Pourtant cet acte « terroriste » aussi barbare soit-il, semble être du pain béni pour la presse qui s’en délecte avec vigueur. Il suffit de porter son regard vers tous les médias en cette journée du 15 avril pour se rendre compte du tsunami médiatique qu’un tel évenement déclenche. TV, radio, Tweeter, facebook, l’information est cousue et re-cousue a chaque nouvelle rectification ou trouvaille inédite. Un tel matraquage est il nécéssaire lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi épineux que le terrorisme ? Le terrorisme terroriserait-il autant s’il n’y avait pas la presse pour imposer sa terreur ?

C’est en tentant de répondre a ces questions que je suis tombé sur un poème anonyme que je trouve particulièrement inspirant et que je choisis de partager ici :

Mauvaise presse.

Au vu des titres qu’elle étale
Pour nous livrer ses impressions
Comment éviter la pression
De la presse unilatérale.

Les masses avalent et avalisent
L’information qui nous oppresse
Toute expression tenue en laisse
Si à la presse elle est soumise.

Quand les médias dans l’immédiat
Envoient en proie à l’analyse
Le fait que les masses banalisent
L’évènement nous ment déjà.

Le sempiternel monologue
Opportuniste et démagogue
Sa consommation boulimique
Font l’imposture médiatique.

Fin de déformation inique
Gavage de pensée unique
Qui invite à la dépression
Tout en nous mettant la pression.

Télé t’es laide rien ne plaide
Pour une vile soumission
Qui nous rappelle un temps plus raide
C’était la collaboration.

Moralité: la soumission des uns fait la prison des autres.
Libérons-nous, indignons-nous !

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Bankrun 2013, arme de terreur pour citoyen abusé.

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La crise financière mondiale s’est amorcée aux États Unis suite au krach des prêts immobiliers de 2006 suivit de la crise financière de plusieurs établissements financiers américains en 2008, qui rentrent alors en cessation de payement et nécessitent l’intervention de la Réserve fédérale américaine (FED). S’en suit une crise mondiale qui touchent tous les pays du monde, notamment l’Europe dont plusieurs institutions financières connaissent de graves difficultés financières et nécessitent l’intervention de la Banque centrale européenne afin d’être sauvé.

Peut on voir dans cette crise les abus et limites du capitalisme financier ?

C’est en tout cas ce que dénoncent des mouvements comme Occupy Wall Street ou encore le Mouvement des Indignés en Espagne qui dénoncent tous deux un excès de libéralisme sur les marchés financiers et une politique d’austérité qui dévalorise les travailleurs au profits des acteurs du marchés.

Nous somme aujourd’hui en crise et pourtant, comment expliquer que les profits du CAC40 ont doublés, que l’écart de salaire entre le dirigeant et le salarié est plus haut que jamais, que le chômage des jeunes atteint 25% (45% en Espagne !)

Il semblerait que les seuls victimes de la crise soit bien la force de travail c’est à dire les citoyens a qui les plans d’austérité mis en place par les dirigeants politiques font payer le prix cher pour une crise dont ils ne sont mêmes pas responsables.
Une politique d’austérité mène inexorablement à une augmentation des impôts et une réduction des dépenses publiques et « sociales » sans compter une réduction des salaires et une précarisation du travail en général afin de rendre les investissement rentables.

Pourquoi les citoyens devraient-ils payer pour le laxisme dont ont fait preuve les marchés, banques et politiques quant à la gestion des ressources financières et la non mise en place de moyens de protection au cours des dernières décénnies ?

Le capitalisme à mené les politiques a soutenir qu’en finance, la meilleure des règles était de ne pas en avoir. Nous avons pu constater les limites de ce système et c’est de ce constat que des milliers de personnes ont milité en faveur de la revalorisation du citoyen au centre de la démocratie, souvent sans aboutissement concret de la part des dirigeants. Le travailleur continue à subir les conséquences de la crise.

Un Bankrun est-il envisageable dans notre pays ?

Si manifester est un droit inexorable que possède tout citoyen afin d’exprimer son désaccord avec la politique de son pays, il existe une autre alternatives légale et non-violente dont chaque individu bénéficie ; celle de retirer ses propres capitaux de l’économie.
Ainsi, lorsque plusieurs milliers de personnes réclament le solde de leur banque en liquidités, les dirigeants du pays ne peuvent que s’affoler quant au devenir de leur économie.
Ce phénomène s’appelle un bankrun et nous en avons eu l’exemple très récemment avec Chypre, suite à l’instauration d’une taxe sur les dépôt bancaires. Des milliers de personnes craignant la taxe se sont précipité vers les banques afin de vider leur compte ou de le transférer.

Ce phénomène met à mal les institutions financières et certains économistes n’hésitent pas à avouer que si une telle situation se produit, les banques ne seront pas en mesure de restituer leur fortune aux propriétaires. Pourtant le risque de propagation du cas de Chypre vers l’Europe ou le reste du monde est bien réel, la confiance envers les marchés disparait d’avantage de jour en jour. Tandis que les populations bourgeoises ont déjà entamé la protection de leurs capitaux, les classes moyennes ne se doute pas encore du réel danger qui pèse sur l’économie.

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Que serait notre culture sans le téléchargement illégal ? 


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Souvenez-vous des messages anti-copie diffusés avant les films produits par hollywood, promettant une tape sur les doigts par le FBI à celui qui ose faire une copie du produit divin.
 Ces images laissaient un sentiment étrange dans l’esprit des spectateurs qui pour la plupart étaient habitués à partager leur « contenus » avec leurs voisins ou leur amis et ce de manière tout à fait banalisé comme on partagerait de la nourriture ou un livre. Pour quelles raisons « partager » avec une personne consentante devrait être dorénavant condamnable au même titre que voler une voiture ou dérober le sac d’une personne ?

Cela fait maintenant plus d’une décennie que les éditeurs de contenu culturel s’entêtent à vouloir imposer leur protection du copyright et autre moyen de lutte contre la copie. Les industries du disque, du livre, du cinéma se sont toujours estimés comme les grandes victime du téléchargement pourtant aujourd’hui l’affluence vers les concerts et salles de cinéma est d’autant plus grande que dans le passé. Alors peut on réellement parler de perte pour les éditeurs de contenu ou plutôt de « rupture avec les modèles économiques traditionnels » qui semble un terme plus approprié. 

Après tant d’années de bataille, de mise en place de moyens de protection, de dissuasion, de répression, l’industrie de la culture semble aujourd’hui faire profil bas… Étonnant que des lobbys aussi puissants baissent les bras, notamment après la tentative de mise en place de programmes d’envergures tels que SOPA (Stop Online Piracy Act), PIPA (PROTECT-IP Act), ACTA, Hadopi 1 & 2 (en France). 
Il n’y a en vérité rien d’étonnant que ces industries se soient longtemps lamentés au sujet du partage de fichiers sur internet car c’est en pointant du doigt la « gravité » du téléchargement et l’impact que cela implique pour la culture que ces mêmes industries ont en quelque sorte « diabolisé » le téléchargement et sont ainsi parvenu à valoriser le téléchargement légal au point d’augmenter les prix de leurs produits pourtant dématérialisés. Acheter un album par le biais des premières formules de téléchargement légale était donc plus cher et plus contraignant pour le consommateur que de l’obtenir physiquement. 
Ainsi les éditeurs, bien conscients qu’Internet a amené un changement dans les habitudes de consommation se sont préparés au changement en préparant silencieusement leurs chevaux de course et cela tout en pointant du doigt le pseudo-manque à gagner pour eux, justifiant la hausse des prix.

« Le téléchargement illégal menace notre exception culturelle »

Voilà le genre de déclarations que l’on pouvait entendre lors des campagnes menés par les éditeurs de contenu visant à la création de textes de loi spécialisés. Mais quant est il réellement aujourd’hui des ravages du téléchargement ?

De nombreux artistes ne cachent pas leur bienveillance vis-à-vis du téléchargement. Brodinski, DJ français par exemple a affirmé à la radio que sans le téléchargement il ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Selon eux, le téléchargement ne nuit pas aux artistes ni même aux éditeurs. Au contraire, il semblerait que le changement dans la manière de consommer à amener un glissement des ventes car même s’il est vrai qu’un titre téléchargé équivaut à une perte pour les maison de disque, les salles de concerts, de cinéma et la vente de livres sont en hausse depuis 2000. Selon une étude co-réalisé par deux étudiants d’Harvard, entre 2002 et 2007 l’édition de livres à augmentée de 66%, la production annuelle d’albums à doubler depuis 2000 et la production mondiale de film grand public à augmentée de 30%. Voilà ce qui explique pourquoi les éditeurs se sont fait une raison et sont plutôt laxistes sur ce sujet, le téléchargement équilibre le marché et fait vendre au final d’avantage de produits. Était-il donc nécessaire pour les éditeurs de cracher dans la soupe dans laquelle ils mangent aujourd’hui ?

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L’homo consumericus et la société de décéption

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Les conséquences de l’individualisme ont mené notre société à consommer de manière plus hédoniste et personnelle, après une période de modernisation de la consommation amorcée dans les années 1950, nous entrons désormais dans l’ère de “l’hyper-consommation”.

Suite à la lecture du billet de mon camarade Richard Rabillon fort bien illustré au passage, sur la société de séduction et aussi pour approfondir les pistes de réflexion abordées en cours sur le texte de Lipovetsky, j’ai choisi d’axer mon analyse sur comment l’homme est passé d’une société de consommation qui tendait selon l’école de Francfort vers la standardisation, l’uniformisation des comportements et des goûts à une société hyper individualiste dans laquelle le consommateur n’est plus à la recherche de distinction social mais plutôt en perpétuelle quête de plaisir et d’expériences.

Selon Lipovetsky, la société d’hyper-consommation a apporté d’importants changements dans notre quotidien, souvent perçus négativement, il s’agit pourtant d’évolutions qui ne transforment pas uniquement la consommation en elle même mais aussi les comportements et les idéologies des individus.

La promesse du bonheur et de l’illusion du choix, méticuleusement étalée dans le quotidien des individus a laissé une cicatrice dans l’esprit des classes moyennes pour lesquelles la désillusion fut la plus grande. Difficile d’affronter la dure réalité du quotidien dans un tel étalage de rêves. La société d’hyper-consommation marque la cassure avec la culture de classes,  la consommation connaît désormais une dérégulation et ce qui était avant consommé par les élites est désormais consommé par tout le monde indépendamment du status social. Aujourd’hui, le consommateur moyen est d’avantage volatile et tend, par exemple, à consommer du luxe comme du low cost sans problème de distinction sociale.

Ce détachement vis à vis des cultures de classe tend l’hyper-consommateur à une individualisation marquée qui comprend la valorisation du plaisir, du choix et de son bien-être personnel. Ainsi, les individus ont développé une capacité à s’éloigner des institutions sociales et collaboratives, et ne souhaite plus être un tout mais reconnu dans leur singularité. Il en va de même avec la politique, l’église et les institutions communautaires en général. Cette disparition des « cadres » de vies semble être une bonne chose mais c’est aussi une absence que le consommateur moderne aura la responsabilité de combler lui même pour son bien-être.

Enfin, nouveauté et plaisir sont extrêmement lié dans notre société de déception. La frénésie consommatrice poussent les individus à renouveler leur quotidien par le biais de nouveautés, qui peuvent être matérielles mais pas seulement. On parle également de nouveautés dans les expériences que les hyper-consommateurs multiplient, cela va de même avec la sphère intime qui comprend les expériences amoureuses par exemple. Qui dit multitude d’expériences signifie également d’avantage de déceptions.
L’homo consumérisme serait-il donc plus enclin à être déçu un plus grand nombre de fois au cours de son existence ?

Le problème corps-esprit, notre conscience peut-elle être le fruit d’une simulation ?

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Ces films tel que Matrix ou encore Tron traitent le sujet avec justesse, je vais tâcher de ne pas trop m’égarer sur ce billet malgré que l’envie soit grande d’ouvrir le débat vers de nombreux sujets. L’un d’eux évoque le fait qu’aujourd’hui, le lien entre conscience/esprit et corps physique reste encore très flou aux yeux de la communauté scientifique.

Le problème corps-esprit fait partit des questions fondamentales à l’origine même de la philosophie de l’esprit de Platon. L’essentiel du problème est de déterminer la relation entre les processus mentaux et les processus corporels. Nous pouvons mouvoir dans l’espace comme bon nous semble et bouger chacune partie de notre corps sans difficulté, c’est irréfutable, la vraie question est de savoir comment « l’expérience consciente » peut réussir à mettre en mouvement un corps physique (neurones, nerfs, muscles…). Comment l’immatériel peut provoquer une force afin d’animer des objets matériels ?

Il existe deux théories majeures dans la philosophie de l’esprit qui sont opposées ainsi que de nombreuses nuances dépendant des penseurs et de l’époque. Le Monisme, pensée qui admet que l’esprit et la matière sont unis, s’oppose au Dualisme qui croit en une indépendance entre la conscience et le corps.
Suivant les théorie dualistes, il est donc possible de distinguer le corps de ce qui le contrôle, la conscience. Qu’est ce qui peut donc déterminer si cette conscience n’est pas contrôlée extérieurement ?

Le dualisme est caractérisé par les traits suivants : le corps est localisé dans l’espace et le temps ; il peut être connu par les sens, et il peut être l’objet des sciences qui en recherchent les mécanismes causaux ; l’esprit (ou l’âme), en revanche, est localisé dans une intériorité qui n’est ni visible, ni, en conséquence, reconnaissable par autrui : l’esprit ne peut dès lors être l’objet d’une science, car il échappe au mode d’existence causal de la matière.
| wikipedia

Creusons maintenant notre réflexion en prenant pour exemple une  expérience de pensée (Méditations Métaphysiques) inventée par Descartes et qui propose une vision particulièrement intéressante du problème corps-esprit  en admettant que l’homme est capable uniquement de juger de sa conscience unique, de son « moi » mais qu’il est strictement incapable de déterminer de l’existence réel des consciences qui l’entourent, c’est à dire des autre hommes.

 » Regardant dans la rue par la fenêtre, je vois « des chapeaux et des vêtements » qui se meuvent ; comment puis-je savoir que ce ne sont pas des machines qui les font se mouvoir, plutôt que des hommes tels que moi? Le problème du dualisme est que dans cette « expérience de pensée », la seule connaissance de la réalité spirituelle est celle que chacun possède dans une sphère « privée » que l’on nomme » intériorité » ; il en découle que je ne peux attribuer un esprit à autrui que dans la mesure où ce qui apparaît « publiquement » de lui se conforme à une conduite intelligible à laquelle je peux rattacher des motivations, des décisions, etc., qui me sont propres. Je ne sais donc jamais avec toute la certitude voulue si autrui est aussi un esprit, en plus d’être le corps que je vois. L’esprit, selon cette hypothèse, semble devenir ce que l’on a appelé un fantôme dans la machine  » (Ryle) | wikipedia.

Nous ne sommes plus très loin d’une possible réalité simulée digne des Matrix avec certaines théories telle que la propose Nick Bostrom avec le Principe d’indépendance du substrat  qui suppose que la conscience n’est pas matériellement rattachée au cerveau (cellules, molécules…) mais plutôt à des caractéristiques particulières du cerveau qui peuvent être reproduites par ordinateur  à l’aide d’une simulation informatique dans laquelle on simulerait une conscience.
Dès lors se posent l’Hypothèse de simulation qui induit que notre réalité n’est en fait qu’une simulation vraisemblablement générée par ordinateur ou une autre technologie et dans laquelle les entités qui y évoluent ne peuvent distinguer la réalité.
Dans notre réalité « actuelle », la technologie ne permettrait actuellement pas de simuler un monde comme le notre mais quant est-il de la réalité « originelle » ?

Politique et Médias, engagement des journalistes et transparence

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Les médias ne cachent pas leur appartenance à un bord politique. Que ce soit les  journaux, chaînes TV ou radios, ces supports n’hésitent pas à pousser le militantisme parfois jusqu’au choix des couleurs de leur support ou encore des icônes les représentant. Il est parfaitement acceptable que ces industries ont le libre choix quant à leur orientation politique tout comme les acteurs qui les composent. Ce qui l’est moins, c’est lorsque le contenu de ces médias est uniquement motivé par leur appartenance politique que la transparence journalistique est bafouée. Après tout, n’existe t’il pas un code de déontologie du journalisme qui vise à amener une vision juste d’un phénomène ? Selon moi, le professionnalisme d’un journaliste se mesure dans le fait de ne pas laisser ses choix influencer son travail mais à analyser les enjeux réels derrière les débats de différentes parties.

Le passé nous a démontré que lorsque la politique s’initiait dans les médias cela était parfois synonyme de mensonge organisé comme par exemple une dizaine années auparavant avec les États-Unis, qui ont lancé leur armée à l’assaut de l’Irak sous prétexte fallacieux que ces derniers disposaient d’armes de destruction massive.

Comment alors, un médium qui se doit d’informer peut exercer son devoir et prétendre supporter un bord politique qui -nous le savons- est bien loin d’être aussi transparent qu’on le pense ?

Les campagnes électorales sont le meilleur moyen d’observer avec quelle facilité les idées politiques transparaissent à travers l’actualité médiatique. Le moindre fait divers politique est souligné par un article ou chronique dans tous les médias du pays, à tel point que durant cette période, l’actualité devient presque une grotesque mise en scène. Les médias de gauche viennent inévitablement marteler les aberrations du candidat de droite en faisant l’apologie de celui de gauche et vice et versa. Le journalisme est-il tombé aussi bas au point de ne fournir qu’une suite de joutes idéologiques totalement dérisoires ?
Comment les électeurs peuvent-ils se faire leur opinion personnelle dans cet étalage de bêtises, durant une période pourtant charnière pour l’avenir de leur pays ?

Il semblerait plutôt qu’il soit question ici de désinformation. À en juger par la faible qualité et profondeur des débats que soulèvent les médias durant toute la période électorale, il semble plus difficile de s’informer efficacement sur la réalité des enjeux, du moins pour la classe populaire. De plus, l’abondance « d’informations » politiques occupe la totalité de la scène médiatique et s’empare de l’attention de la population. Cette forme d’aliénation profite à l’état qui peut minimiser l’impact de faits beaucoup plus graves, qui dès lors, s’oublieront rapidement dans le flot de nouvelles politiques.

Ainsi se déroule une bonne campagne électorale sous fond de hold up médiatique avec des électeurs pensent avoir librement choisit leurs idées mais a qui l’on a bandé les yeux pendant toute la durée des pré-élections.

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KONY 2012, la propagande moderne s’apparente à de la « pornographie émotive »

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Celà remonte à quelque mois maintenant,  février 2012 lorsque les réseaux sociaux et la presse nous ont innondés d’un article avec une entête commune : KONY 2012.
J’ai particulièrement été marqué par cette campagne qui fut un des buzz médiathiques les plus efficaces de l’année dernière, car c’est justement sur ces même réseaux que j’ai pu observer cette campagne devenir virale, nottament auprès de mes amis qui semblaient tous avoir rejoint le camp des fervants défenseurs des enfants soldats d’Afrique sous l’égide de Jason Russell, le réalisteur de la vidéo KONY2012.

C’est donc avec une certaine surprise que j’ai pu observer les messages, vidéos, slogans et couleurs de la campagne venir se propager en moins de 24 heures chez de plus en plus de mes contacts, peu importe leur origines. Il était fascinant de se poser la question : Comment ? Comment en si peu de temps, un court métrage vidéo réussit-il à injecter une idée dans l’encéphale humain et la faire valoir comme si elle était un trait de caractère de la personne à part entière.
C’est à partir là que j’ai été animé par une très grande curiosité pour cette campagne. Après visionnement de la vidéo en question, j’ai entrepris le débat avec des amis… Grande surprise, il était difficile de se positionner en tant qu’opposant face certains partisants. Après avoir essuyé  critiques, cynisme, remise en question de ma maturité, il s’avérait que KONY 2012 était bien un sujet épineux, nottament pour l’une de mes amis avec laquelle je suis resté en de mauvais termes depuis le dernier débat qui s’est finalement clos sur le fait que ses études en grande école de droit international prévalaient sur mon simple parcours en multimedia et la disposait d’avantage à connaître les véritables enjeux de cette affaire…
Il n’a pas été long de comprendre que les gens se battent avec virulence, au point de mettre en danger leurs relations, pour une idée qu’il ne partageaient pas il y a moins de 24 heures. Il faut comprendre toutefois que le manque d’informations rendaient le raisonnement difficile pour cette campagne encore fraîche et je conçevais parfaitement que les questions soulevaient un sentiment d’inconfort chez mes interlocuteurs, acceptant difficilement l’idée de s’être fait manipuler.

Revons en arrière, qui est KONY ?
Kony Joseph est le Chef du groupe rebelle « L’Armée de résistance du Seigneur » (LRA) qui a déja tenté de renverser le gourvenement Ougandais dans les années 1980 afin de prendre la place Yoweri Museveni et d’instaurer une dictature Chrétienne basée sur la bible. Kony est effectivement un criminel recherché par la cour pénale internationale pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.
La LRA est nottament connue pour sa barbarie, ses massacres, enlèvement d’enfants, viols et pillages et serait composé a 80% d’enfants soldats volés à leurs familles et forcés à se battre.

Il est tout a fait légitime donc qu’une campagne de sensibilation soit lancée face afin d’arrêter cet homme, ce qui l’est moins c’est le succès incroyable que cette vidéo à rencontrée, nottament parmis les nombreuses célébrités et politiques que côtoit Jason Russell qui ‘ont pas hésité à poster leur support sur les réseaux sociaux à l’aide de hastags au nom de Joseph Kony. En effet, Jason Russell et son équipe qui compose l’asscociation Invisible Children semblent être de vrais professionnels de la communication. Un tel pouvoir de lobbying n’est pas donné à tout le monde, surtout à une association charitative comme celle d’Invisible Children.
La campagne vidéo est touchante, un appel à la liberté en somme qui ébranlerait même les plus durs. Mais cette excès de bienveillance semble sur-joué et il suffit de visionner la vidéo pour se rendre compte à quel point certains passages ou protagonistes sont stéréotypés.

Invisible Children se dit être une association à but charitative et souhaite appuyer les troupes de l’armée Ougandaises avec les dons amassés pour une intervention militaire directe.
Le problème est qu’il y a là des incohérances fâcheuses :

– Invisible Children a été condamné à plusieurs reprises relativement à l’utilisation des dons que l’organisation à but non-lucratif a amassée. En 2011, l’organisation a dépensé 8 676 614 $ et seulement 32% des fonds a été utilisé au financement des activités sur le terrain.

– L’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), une milice que soutient le gouvernement Oudanais, que finance Jason Russell et son équipe ne sont pas plus innocents que le LRA, car déjà accusés dans le passé de barbarie, de viols et de pillages.

Erwin van der Borght, le directeur du programme Afrique d’Amesty remet quelque peu en question l’action de Invisible Children lors d’un communiqué consacré à l’opération KONY 2012 ou il déclare :

« toute personne qui se joint à la campagne se doit de faire valoir que les initiatives visant à arrêter Jospeh Kony doivent respecter les droits humains. »

Ces accusations viennent tâcher l’image de l’organisation bien que très floues lors du lancement de l’opération en février 2012, elles sont aujourd’hui parfaitement fondées. A l’heure qu’il est, la visibilité de la vidéo de Invisible Children a dépassé de loin les 50 millions de vues et la campagne KONY 2012 à séduit dès les premières 72H un nombre record de personne. Pourtant cette campagne est un exemple type de martelement médiatique dangereux qui touche ses cibles avec une facilité impressionnante et en un temps record, tout en usant de stratagèmes trompeurs et qui va à l’encontre des droits humains. On parle comme le souligne Chris Blattman, professeur à l’université de Yale, de manipulation des faits à but stratégique.

Vous êtes prévenus !

Plus d’informations concernant l’enjeu des Etats-Unis face à la Chine et des réserves de pétrole Ougandais : http://tv.globalresearch.ca/2012/03/us-launches-pr-campaign-ugandan-oil-intervention

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Vers l’ère du tout numérique ? Quels risques prenons-nous en numérisant notre monde ?

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À l’ère de la numérisation, notre quotidien, qu’il soit physique ou analogique subit un traitement afin d’être numérisé et ainsi d’être stockable et exploitable informatiquement.
La numérisation des archives est en cours depuis les années 1990 et s’est propagé aux livres, aux articles de presse comme on a pu le voir récemment avec Google qui abandonne finalement l’idée et au delà peut s’étendre à l’identité personnel qui peut s’avérer être une denrée rare et coûteuse pour beaucoup d’entreprises et de personnes mal-intentionnées.
Quand certains spécialistes nous parle de numérisation, d’autre parle au contraire dématerialisation de notre patrimoine, voyons pourquoi.

Quant est-il des avantages de la numérisation ? Il est incontestable qu’en théorie, cela représente une solution avantageuse afin de conserver des textes d’archives ou d’un patrimoine pour les générations à venir. La durée de vie des informations est casi-illimitée et la consultation se fait sans risque de détérioration pour les documents. De plus le stockage est de fait beaucoup plus simple et une série de livres d’archives sur plusieurs milliers de pages occupera seulement une poignée d’octets sur une machine. La numérisation serait-elle la solution tant espérée à la sauvegarde de la mémoire de l’humanité ?

Cependant, tout le paradoxe réside dans le fait que cette « numérisation » qui consiste à la reproduction numérique d’un document, met en péril le document originale lui même. Car bien que présenté comme une solution éternelle de sauvegarde, la numérisation à ses limites et les supports actuels sont loin d’être éternels, que ce soit les CDs, Blue-Ray et disques durs, ont estime de 5 à 10 ans la durée de vie moyenne de ces supports. Ces supports nécessites donc une maintenance régulière limitant grandement les espoirs de réduire sa bibliothèque personnelle à une clef USB et se débarrasser de tous nos livres afin de gagner de la place. Ce serait même l’effet inverse que provoque cette numérisation, les documents originaux vont devenir en voie de disparition dans les années à venir si la tendance se prolonge à long terme. C’est donc nos documents historiques et culturels, notre passé et les traces de notre histoire en somme qui sont en jeu et qui nécessites une attention toute particulière, surtout en cette ère du tout numérique.

Comment prouver l’authenticité d’un document lorsqu’il n’est plus matériel mais qu’une suite de 0 et de 1 reproductibles à l’octet près. Prenons maintenant un peu de hauteur dans notre réflexion ; s’il n’existe pas de moyen effectif de prouver l’authenticité d’un document, comment l’humanité serait à même de juger de l’authenticité de son histoire, comment pourrait-elle se défendre face à une modification ou une falsification de son passé et donc de ses droits ?

Les risques sont réels et il pèse une menace sur les libertés individuels, il deviendra donc possible par exemple pour un hacker doué de ré-écrire l’histoire en falsifiant des documents officiels ou de subtiliser l’identité d’une personne avec une facilité déconcertante ou encore à une organisation internationale ou un gouvernement de manipuler un pays pendant plusieurs années afin de le plonger dans une autocratie ou un régime totalitaire sans que la population s’en aperçoive. Comme nous avons pu le voir, la numérisation comprend son lot d’avantages mais représente une menace qu’il nous faudra aborder avec précaution dans les années à venir.

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Faisons connaissance…

Bienvenue à vous sur ce blog qui traitera principalement de la communication des medias de masse
Je m’appelle Mickaël et poursuit actuellement des études en création numérique à l’UQAT.

Dans le cadre de notre cours sur les Théories générales de la communication de masse, nous nous devons de créer un blog qui reflétera notre analyse et critique des différentes facettes de la communication dans notre société moderne.

Il est de mise de s’interroger sur la manière dont les médias communiquent et du pouvoir réel qu’elles représentent aujourd’hui car nous sommes tous les jour exposés à des milliers d’images et messages, consciemment et parfois non.

N’est t’il pas légitime de savoir ? La est le point de ce blog.

Bonne lecture.